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13 janvier 2026
Yaoundé consacre l’université comme moteur des droits de l’enfant : une conférence internationale historique
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Les moments forts de 2025 au CNUDHD-AC
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Les objectifs de développement durable au Cameroun
The Sustainable Development Goals are a global call to action to end poverty, protect the earth’s environment and climate, and ensure that people everywhere can enjoy peace and prosperity. These are the goals the UN is working on in the United Arab Emirates:
Histoire
13 janvier 2026
Yaoundé consacre l’université comme moteur des droits de l’enfant : une conférence internationale historique
Sous le haut patronage du Premier Ministre, représenté par le Ministre d’Etat, ministre des enseignements supérieur M. Jacques Fame Ndongo, la capitale camerounaise a accueilli la Première Conférence internationale sur le rôle des académies dans la promotion et la protection des droits de l’enfant, co-organisée par l’UNICEF Cameroun, l’Université Catholique d’Afrique Centrale (UCAC Et les universités publiques partenaires du Cameroun. Cet événement inédit a réuni plus de 1 500 participants en présentiel et 3 000 en ligne, parmi lesquels des ministres, des recteurs, des experts internationaux, des leaders religieux et traditionnels, ainsi que des jeunes étudiants engagés.Au-delà d’un événement académique, cette conférence marque une étape structurante dans l’institutionnalisation du rôle des universités comme acteurs à part entière des systèmes nationaux et régionaux de promotion et de protection des droits de l’enfant.L’événement a été marqué par une atmosphère à la fois studieuse et vibrante, où les débats académiques ont côtoyé les témoignages émouvants de jeunes et d’enseignants, révélant à quel point les universités peuvent être des lieux de transformation sociale. Cette articulation entre savoirs académiques, expériences vécues et dialogue intergénérationnel a illustré une approche de changement social fondée sur les normes, les valeurs et l’engagement citoyen, au cœur des dynamiques de durabilité des droits de l’enfant.Universités : des phares pour les droits de l’enfantPendant deux jours, les conférences et ateliers ont exploré la manière dont les universités africaines peuvent devenir des pôles d’excellence pour les droits de l’enfant. Les participants ont discuté de la recherche, de l’enseignement, du plaidoyer et de la politique publique, avec un accent particulier sur l’héritage culturel africain, notamment la Charte du Manden (1236), qui consacrait déjà des droits fondamentaux aux enfants. « L’Afrique n’a pas attendu les conventions modernes pour reconnaître les droits fondamentaux de l’enfant. Reconnecter la recherche universitaire à nos héritages culturels, c’est bâtir une vision authentiquement africaine de la protection de l’enfant », a rappelé Nadine Perrault, Représentante de l’UNICEF au Cameroun.Cette mise en perspective historique a permis de repositionner les droits de l’enfant non pas comme un cadre importé, mais comme un prolongement de systèmes de valeurs africains, favorisant ainsi une meilleure appropriation sociale et institutionnelle. Les participants ont abordé des thématiques essentielles : innovation numérique, gouvernance locale, santé et inclusion, curricula sensibles aux conflits, et partenariats intersectoriels. Chaque atelier était pensé pour montrer que la science et l’éducation peuvent être des leviers puissants pour améliorer la vie des enfants et renforcer la cohésion sociale.Des avancées concrètes pour le continent La conférence a débouché sur plusieurs résultats majeurs :Création du Réseau académique africain pour les droits de l’enfant, pour favoriser la coopération interuniversitaire et le partage d’expériences.Engagement de neuf universités africaines à créer des Centres des Droits de l’Enfant, inspirés du modèle de l’UCAC.Adoption de la Déclaration de Yaoundé, affirmant le rôle central des universités dans la promotion et la protection des droits de l’enfant.Lancement d’un Master bilingue en Droits de l’Enfant à l’UCAC, proposé en format hybride et incluant des programmes de mobilité internationale.Ces résultats traduisent un passage clair de l’expérimentation à l’échelle, en positionnant l’université comme un levier structurant des politiques publiques, de la formation des élites et de la production de normes sociales favorables aux droits de l’enfant. « L’université doit être un phare pour la société : un lieu où la science rencontre l’éthique, où la formation des élites s’accompagne d’un engagement pour la dignité humaine et les droits de l’enfant. L’enfant est le père de l’homme et l’avenir de l’Afrique », a insisté le Rév. Père Prof. Thomas Bienvenu Tchoungui, Recteur de l’UCAC.Une dynamique inclusive et participative Les enfants et adolescents ont été au cœur des échanges, notamment lors d’un dialogue spécial à l’occasion de la Journée mondiale de l’Enfance. Des sessions plénières ont abordé des thématiques clés : innovation numérique, gouvernance locale, santé et inclusion, curricula sensibles aux conflits, et partenariats intersectoriels. Loin d’une participation symbolique, ces espaces ont permis aux enfants et adolescents d’exprimer leurs attentes, leurs priorités et leurs propositions, contribuant directement aux réflexions sur les politiques et programmes. Pour Ghassan Khalil, Représentant de l’UNICEF en Grèce : « Promouvoir les droits de l’enfant en Afrique, c’est conjuguer nos héritages culturels avec les standards internationaux. Cette alliance est la clé pour des politiques publiques durables et adaptées aux réalités locales. Les universités ne sont pas seulement des lieux de savoir, elles sont des moteurs de transformation sociale. »Des voix étudiantes engagées Les étudiants présents ont exprimé leur enthousiasme et leur engagement pour cette initiative. « Cette conférence m’a ouvert les yeux sur le rôle que nous, étudiants, pouvons jouer pour défendre les droits des enfants. Je veux que ma recherche serve à changer la vie des plus vulnérables », confie Linda Djarsoumna, étudiante en communication à l’Université de Yaoundé II.Clémence, Doctorante en Sociologie à l’Université Yaoundé I: « Nous avons besoin d’une approche interdisciplinaire. Les droits de l’enfant ne concernent pas seulement les juristes, mais aussi les sociologues, les psychologues, les économistes. Cette conférence nous donne les outils pour travailler ensemble. »Un autre témoignage, celui de Miguel, récent diplômé en Master à l’UCAC : « Voir des experts internationaux et des leaders africains discuter avec nous, c’est inspirant. Cela prouve que la voix des jeunes compte dans la construction des politiques publiques. »Ateliers et échanges : de la théorie à l’action L’événement ne s’est pas limité aux discours. Des ateliers pratiques ont permis aux participants de réfléchir à des solutions concrètes : création de curricula adaptés aux enfants en situation de conflit, utilisation de la technologie pour la protection et le suivi des enfants, et développement de programmes universitaires intégrant le leadership citoyen.Dans l’atelier sur l’innovation numérique et les droits de l’enfant, les participants ont imaginé des applications pour signaler les violations des droits de l’enfant et suivre les interventions des acteurs de terrain. Dans l’atelier sur la gouvernance locale, des scénarios ont été étudiés pour impliquer les municipalités dans la protection et l’éducation des enfants.Un message fort pour l’avenir Le Ministre de l’Enseignement supérieur a salué cette initiative en soulignant : « L’intégration des droits de l’enfant dans l’enseignement supérieur est une exigence pour former des élites conscientes et responsables. Cette conférence marque un jalon historique pour le Cameroun et pour l’Afrique. »Avec cette conférence, Yaoundé s’impose non seulement comme un lieu d’échanges, mais comme le point de départ d’un mouvement continental structuré, visant à faire des universités africaines des acteurs stratégiques et durables de la transformation sociale, en plaçant les droits de l’enfant au cœur des politiques publiques, des savoirs académiques et des normes sociales.. Quand Yaoundé place les droits de l’enfant à l’agenda politique et diplomatiqueInvité d’honneur de la conférence internationale de Yaoundé sur le rôle de l’enseignement supérieur dans la promotion et la protection des droits de l’enfant, Dr Ghassan Khalil a mené, en marge des travaux académiques, une série d’audiences de haut niveau avec des autorités politiques, des leaders religieux, des membres du Parlement, des représentants de la Cour constitutionnelle et des missions diplomatiques accréditées au Cameroun.Ces échanges ont permis d’élargir le dialogue bien au-delà du monde universitaire et de renforcer une vision transversale des droits de l’enfant comme priorité partagée des politiques publiques, des cadres juridiques et des dynamiques sociales. Les différentes parties ont souligné l’importance d’une action concertée entre institutions publiques, autorités morales et partenaires internationaux pour garantir un environnement protecteur, inclusif et durable pour chaque enfant.Par la portée et la diversité de ces audiences, la conférence s’est affirmée comme un catalyseur d’engagements institutionnels, contribuant à positionner le Cameroun comme un espace de dialogue stratégique et d’innovation en matière de droits de l’enfant, au croisement des sphères académique, politique et diplomatique.
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Histoire
07 janvier 2026
Highlights of 2025 at UNCHRD-CA
2025 was a defining year for the United Nations Centre for Human Rights and Democracy in Central Africa (UNCHRD-CA). From strengthening Business and Human Rights governance to hosting inclusive Human Rights Day celebrations, proactive regional monitoring, and earning an international award for innovation in maternal health, UNCHRD-CA reinforced its position as a key driver of human rights in Central Africa. Here’s a look back at a year of impactful actions and commitments, paving the way for a year 2026 focused on justice and inclusion.1. Strengthening Business and Human Rights GovernanceIn 2025, the United Nations Centre for Human Rights and Democracy in Central Africa (UNCHRD-CA) took a decisive step toward integrating the UN Guiding Principles on Business and Human Rights (UNGPs) in business operations. Starting in April, the scoping workshop in Mbankomo identified priority sectors: forestry, mining, agro-industries, and major infrastructure projects. These efforts culminated in November with a final workshop that laid the foundation for an ambitious National Action Plan on Business and Human Rights. This initiative reflects Cameroon’s determination to become a regional model for respecting human rights in economic activities.2. An Inclusive and Engaging Human Rights DayOn 10 December, UNCHRD-CA celebrated Human Rights Day under the theme “Human Rights, Our Essentials Every Day.” In Batchenga, in the Centre region, discussions brought together local authorities, civil society, government representatives, and experts from UNCHRD-CA. Anatole Souga, Mayor of Batchenga, highlighted land and environmental challenges linked to development projects, while Nouhoum Sangaré, the Director of the UNCHRD-CA, stressed the need for concrete actions to protect vulnerable populations—women, youth, fishermen, and farmers.Photo 1: Nouhoum Sangaré in Batchenga on December 10, 2025 ©unchrd-ca
In Yaounde, an open house event allowed students and researchers to explore the realities of internally displaced persons through documentaries and constructive debates. In the East region, an awareness campaign on human rights mobilized the cities of Bertoua and Abong-Mbang. Hundreds of people from host communities and internally displaced persons affected by the NOSO (North-West and South-West) crisis watched documentaries on the challenges of living together. These screenings were followed by interactive discussions on the “everyday essentials” of both communities, fostering mutual understanding and social cohesion.3. Proactive Regional MonitoringThroughout the year, UNCHRD-CA published periodic monitoring reports on the human rights situation in countries of the Central African subregion. These reports raised alarms about restrictions on freedoms, humanitarian crises, and political violence, reinforcing the UNCHRD-CA’s role as a key actor in prevention and early warning in Cameroon and other countries of the sub-region. 4. An Award for Innovation and Practice Sharing in Maternal HealthIn 2025, UNCHRD-CA stood out by winning the “Best Sharing of a Practice” award at the Intranet and Knowledge Hub Awards 2025 organized by the Office of the High Commissioner for Human Rights. This international recognition celebrates the implementation of an innovative project on maternal health, designed to integrate human rights into health services. Through this project, thousands of women in rural areas gained better access to prenatal and postnatal care. The initiative relied on two key pillars: training medical staff on patients’ rights and raising community awareness to ensure a respectful and inclusive environment. The results are significant: reduced maternal health risks, improved quality of care, and strengthened equality in access.5. Outlook for 2026These actions reflect a clear momentum: strengthening economic governance, promoting human dignity, and anticipating crises. In 2026, UNCHRD-CA is committed to consolidating the implementation of the National Action Plan on Business and Human Rights, intensifying community engagement, and developing innovative monitoring tools. More than a review, 2025 marks a turning point toward a fairer and more inclusive Central Africa.
In Yaounde, an open house event allowed students and researchers to explore the realities of internally displaced persons through documentaries and constructive debates. In the East region, an awareness campaign on human rights mobilized the cities of Bertoua and Abong-Mbang. Hundreds of people from host communities and internally displaced persons affected by the NOSO (North-West and South-West) crisis watched documentaries on the challenges of living together. These screenings were followed by interactive discussions on the “everyday essentials” of both communities, fostering mutual understanding and social cohesion.3. Proactive Regional MonitoringThroughout the year, UNCHRD-CA published periodic monitoring reports on the human rights situation in countries of the Central African subregion. These reports raised alarms about restrictions on freedoms, humanitarian crises, and political violence, reinforcing the UNCHRD-CA’s role as a key actor in prevention and early warning in Cameroon and other countries of the sub-region. 4. An Award for Innovation and Practice Sharing in Maternal HealthIn 2025, UNCHRD-CA stood out by winning the “Best Sharing of a Practice” award at the Intranet and Knowledge Hub Awards 2025 organized by the Office of the High Commissioner for Human Rights. This international recognition celebrates the implementation of an innovative project on maternal health, designed to integrate human rights into health services. Through this project, thousands of women in rural areas gained better access to prenatal and postnatal care. The initiative relied on two key pillars: training medical staff on patients’ rights and raising community awareness to ensure a respectful and inclusive environment. The results are significant: reduced maternal health risks, improved quality of care, and strengthened equality in access.5. Outlook for 2026These actions reflect a clear momentum: strengthening economic governance, promoting human dignity, and anticipating crises. In 2026, UNCHRD-CA is committed to consolidating the implementation of the National Action Plan on Business and Human Rights, intensifying community engagement, and developing innovative monitoring tools. More than a review, 2025 marks a turning point toward a fairer and more inclusive Central Africa.
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Histoire
23 juillet 2024
Aissatou, déterminée à suivre son éducation - UNICEF
La seule de la salle de classe à ne pas porter un uniforme, c’est Aissatou Hamadou, une petite fille d’à peine 12 ans, vivant dans le village d’Aviation, une commune de Batouri, est plus que ravie de se retrouver ses camarades et ses leçons. Il s’en est fallu de peu pour que cette jeune fille, pleine d’avenir se retrouve non scolarisée. En classe de CM2, Aissatou n’a pas entamé l’année scolaire en même temps que ses petits camarades. Pour cause, ses parents ne disposaient pas de moyens financiers pour couvrir les frais d’examen pour le certificat d’étude primaire (CEP). La petite Aissatou a dû brutalement interrompre sa scolarisation et s’est retrouvée à la maison pour prendre soin de ses cadets, eux aussi déscolarisés faute de moyens financiers. « Mama m’a dit que je ne pouvais plus aller à l’école parce qu’il n’y a pas d’argent. Je suis restée pour m’occuper de mes frères. »La scolarisation d’Aissatou avait donc visiblement pris fin, mais ceci était sans compter sur sa détermination et sa force d’esprit. En effet, lors d’une descente des agents de l’UNICEF dans cette communauté, dans le cadre du suivi du projet KOICA, une réunion a été organisée avec le personnel de l’éducation de base. Aissatou fait irruption dans la salle et se montre très intéressée par ce qui se dit entre ces adultes à propos de l’éducation. Elle attire ainsi l’attention de l'inspecteur de l’éducation de base, qui se penche sur son cas et découvre son histoire. Sous recommandations des agents de l’UNICEF, Aissatou est tout de suite prise en charge par l’inspecteur. Les questions afférentes à ses frais de scolarité et ses fournitures scolaires sont tout aussi pris en charge séance tenante et Aissatou retourne à l’école pour jouir de son droit le plus fondamental, le droit à l’éducation. Les parents de la jeune fille ont été contacté pour une séance de sensibilisation sur les droits fondamentaux des enfants. Ils ont ainsi compris que le droit le plus basique des enfants, et se sont engagés à mettre les 04 frères cadets de Aissatou à l’école. Grâce à sa détermination, Aissatou a pu changer le cours de sa vie. C’est ainsi que le désarroi de la jeune fille a laissé place à la joie de retourner à l’école et poursuivre son éducation comme il se doit. ‘’Je suis contente de revenir à l’école, je ne voulais plus rester à la maison’’ déclare Aissatou.Tout comme Aissatou, plusieurs enfants en âge scolaire, surtout les jeunes filles, se retrouvent déscolarisées du jour au lendemain. Selon les chiffres, 57% des filles sont déscolarisées dans la région de l’Est (EDS 2018). L’UNICEF et son partenaire KOICA qui mènent des actions en faveurs des enfants vulnérables dans plusieurs communes de la région de l’Est ont pour priorité d’assurer que les enfants et les adolescents bénéficient d’une éducation de qualité. Ceci est conforme l’Objectif de Développement Durable N 4 qui promeut l’accès de tous à une éducation de qualité, sur un pied d’égalité.
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Histoire
07 janvier 2026
Le Mouvement des Filles au Cameroun : quand les filles prennent la parole pour façonner l’avenir
Quand Aïssatou, prend le micro, la place se tait. Autour d’elle, des centaines de filles l’écoutent. Elle respire, puis parle. De son village, de l’école qu’elle a dû quitter, des peurs qu’elle a longtemps gardées pour elle. Et puis de ce jour où, pour la première fois, quelqu’un lui a posé une question simple, mais décisive : « Qu’est-ce que toi, tu veux pour ton avenir ? »Ce jour-là, Aissatou, 16 ans, est devenue l’une des voix du Mouvement des Filles au Cameroun.Des défis persistants, une même urgenceAu Cameroun, les filles représentent près d’un quart de la population. Pourtant, pour beaucoup d’entre elles, grandir reste synonyme d’obstacles : mariages et grossesses précoces, violences basées sur le genre, accès limité à l’éducation et aux services de santé, impacts des crises humanitaires et sécuritaires.« Trop souvent, les décisions qui affectent la vie des filles sont prises sans elles », rappelle Nadine Perrault, la Représentante de l’UNICEF au Cameroun. « Le Mouvement des Filles part d’un principe simple mais puissant : les filles ne sont pas seulement des bénéficiaires, elles sont des actrices légitimes du changement. »C’est de cette vision qu’est né le Girls’ Vision for the Future – Girls’ Movement, une initiative portée par l’UNICEF, le Gouvernement du Cameroun et de nombreux partenaires, pour faire des filles des actrices du changement et des voix incontournables des politiques publiques qui les concernent.Une mobilisation nationale portée par les filles elles-mêmes En 2025, une Caravane nationale sillonne les dix régions du Cameroun, allant à la rencontre des filles dans les zones urbaines, rurales, enclavées et affectées par les crises.Plus de 5 600 filles, issues de tous les horizons, déplacées internes, réfugiées, filles en situation de handicap, adolescentes scolarisées ou non, prennent la parole dans des espaces sécurisés. Elles racontent leurs réalités, expriment leurs priorités, partagent leurs rêves.Aïssatou se souvient : « Ce jour-là, on ne nous a pas jugées. On nous a écoutées. »Pour renforcer le sentiment d’appartenance et d’unité, le Mouvement s’est doté d’une identité visuelle forte, d’un hymne et d’une chorégraphie, devenus de véritables symboles d’espoir, largement relayés par les radios communautaires et les plateformes numériques.
Un message simple, repris partout : « Ceci est le Girls’ Movement. »Des chiffres qui parlentDerrière chaque chiffre, il y a une histoire, un visage, un rêve. En moins d’un an, le Mouvement des Filles a mobilisé 7 018 enfants, dont 5 632 filles, pour faire entendre leurs voix dans les dix régions du Cameroun. Il a distribué 729 kits sanitaires, organisé 38 consultations communautaires. À travers le podcast “Cyber Queen”, des milliers de jeunes ont été sensibilisés aux dangers du cyberharcèlement, tandis qu’une campagne environnementale a rassemblé 150 filles autour de la lutte contre la pollution plastique. Ces chiffres ne sont pas de simples données : ils incarnent une dynamique, une énergie collective qui transforme la réalité des filles en actions concrètes et en espoir durable.Du plaidoyer à l’action : un manifeste pour les droits des filles À 18 ans, Janelle fait partie de la Taskforce des filles chargée de rédiger le Manifeste des Filles du Cameroun. Pendant une journée, elles débattent, réécrivent, affinent chaque mot. « Ce n’est pas un texte pour les adultes. C’est notre texte à nous », explique-t-elle.Présenté lors du Forum national sur les droits des filles, qui a réuni plus de 1 500 filles venues de toutes les régions du Cameroun, le Manifeste a marqué un moment historique. Il s’accompagne d’une pétition nationale appelant à des actions concrètes et immédiates. Pour la première fois, les priorités des filles ont été portées directement devant les décideurs, dans un espace conçu pour elles et avec elles.S’adressant aux participantes lors de la clôture du Forum, la Représentante de l’UNICEF au Cameroun a lancé un message fort et profondément symbolique : « J’espère que chacune d’entre vous repartira dans sa région, sa communauté, son foyer, fière de ces accomplissements. Et qu’un jour, vous pourrez dire à vos enfants, puis à vos petits-enfants : j’y étais. J’ai pris part à ce mouvement qui a changé nos vies et les vôtres. »Ces mots ont résonné comme une promesse et une responsabilité partagée : faire du Mouvement des Filles non pas un événement ponctuel, mais le point de départ d’un changement durable pour les générations à venir.Pour la Ministre de la Promotion de la Femme et de la Famille (MINPROFF), ce forum marque une étape décisive : « Ce Forum national vise la promotion holistique des droits des filles afin de favoriser leur plein épanouissement. Conçu pour les filles et avec les filles, le Mouvement s’inscrit dans les engagements du Cameroun au titre de la Convention relative aux droits de l’enfant et de la Charte africaine des droits et du bien-être de l’enfant. »Investir dans les leaders de demain À Yaounde, Mireille, 21 ans, participe au programme de mentorat « Ma COTA ». Étudiante déterminée mais souvent en doute, elle est mise en relation avec une femme leader. Les rencontres changent sa trajectoire. « Elle ne m’a pas dit quoi faire. Elle m’a montré que c’était possible. »À travers ce programme, des adolescentes sont accompagnées par des ministres, entrepreneures, professionnelles et figures engagées. Elles développent leur confiance, leur leadership et leur capacité à se projeter. Le Girls’ Movement ne se contente pas d’écouter les filles : il investit en elles.Un engagement collectif pour un changement durableLe Mouvement des Filles repose sur une mobilisation multisectorielle réunissant ministères clés, agences des Nations unies, organisations de la société civile, leaders communautaires, secteur privé et médias. Cette synergie a permis de faire des droits des filles une priorité visible à l’échelle nationale.Aujourd’hui, le Mouvement dépasse le cadre d’une campagne. Il s’affirme comme une plateforme nationale durable, appelée à nourrir l’élaboration d’un Agenda national pour les droits des filles, aligné sur les priorités du Cameroun et porté par l’engagement continu des filles elles-mêmes.« Notre avenir commence maintenant » Aissatou, Janelle, Mireille. Elles ont des prénoms différents, des histoires uniques, mais une conviction commune : leur avenir mérite d’être construit avec elles, pas pour elles. À travers le Cameroun, des milliers de filles prennent désormais la parole, occupent l’espace public et rappellent une vérité essentielle : Quand les filles mènent, le changement devient possible.En les écoutant, en les soutenant et en agissant à leurs côtés, l’UNICEF et ses partenaires réaffirment une certitude essentielle : lorsque les filles dirigent, les communautés avancent, et les nations se transforment.
Un message simple, repris partout : « Ceci est le Girls’ Movement. »Des chiffres qui parlentDerrière chaque chiffre, il y a une histoire, un visage, un rêve. En moins d’un an, le Mouvement des Filles a mobilisé 7 018 enfants, dont 5 632 filles, pour faire entendre leurs voix dans les dix régions du Cameroun. Il a distribué 729 kits sanitaires, organisé 38 consultations communautaires. À travers le podcast “Cyber Queen”, des milliers de jeunes ont été sensibilisés aux dangers du cyberharcèlement, tandis qu’une campagne environnementale a rassemblé 150 filles autour de la lutte contre la pollution plastique. Ces chiffres ne sont pas de simples données : ils incarnent une dynamique, une énergie collective qui transforme la réalité des filles en actions concrètes et en espoir durable.Du plaidoyer à l’action : un manifeste pour les droits des filles À 18 ans, Janelle fait partie de la Taskforce des filles chargée de rédiger le Manifeste des Filles du Cameroun. Pendant une journée, elles débattent, réécrivent, affinent chaque mot. « Ce n’est pas un texte pour les adultes. C’est notre texte à nous », explique-t-elle.Présenté lors du Forum national sur les droits des filles, qui a réuni plus de 1 500 filles venues de toutes les régions du Cameroun, le Manifeste a marqué un moment historique. Il s’accompagne d’une pétition nationale appelant à des actions concrètes et immédiates. Pour la première fois, les priorités des filles ont été portées directement devant les décideurs, dans un espace conçu pour elles et avec elles.S’adressant aux participantes lors de la clôture du Forum, la Représentante de l’UNICEF au Cameroun a lancé un message fort et profondément symbolique : « J’espère que chacune d’entre vous repartira dans sa région, sa communauté, son foyer, fière de ces accomplissements. Et qu’un jour, vous pourrez dire à vos enfants, puis à vos petits-enfants : j’y étais. J’ai pris part à ce mouvement qui a changé nos vies et les vôtres. »Ces mots ont résonné comme une promesse et une responsabilité partagée : faire du Mouvement des Filles non pas un événement ponctuel, mais le point de départ d’un changement durable pour les générations à venir.Pour la Ministre de la Promotion de la Femme et de la Famille (MINPROFF), ce forum marque une étape décisive : « Ce Forum national vise la promotion holistique des droits des filles afin de favoriser leur plein épanouissement. Conçu pour les filles et avec les filles, le Mouvement s’inscrit dans les engagements du Cameroun au titre de la Convention relative aux droits de l’enfant et de la Charte africaine des droits et du bien-être de l’enfant. »Investir dans les leaders de demain À Yaounde, Mireille, 21 ans, participe au programme de mentorat « Ma COTA ». Étudiante déterminée mais souvent en doute, elle est mise en relation avec une femme leader. Les rencontres changent sa trajectoire. « Elle ne m’a pas dit quoi faire. Elle m’a montré que c’était possible. »À travers ce programme, des adolescentes sont accompagnées par des ministres, entrepreneures, professionnelles et figures engagées. Elles développent leur confiance, leur leadership et leur capacité à se projeter. Le Girls’ Movement ne se contente pas d’écouter les filles : il investit en elles.Un engagement collectif pour un changement durableLe Mouvement des Filles repose sur une mobilisation multisectorielle réunissant ministères clés, agences des Nations unies, organisations de la société civile, leaders communautaires, secteur privé et médias. Cette synergie a permis de faire des droits des filles une priorité visible à l’échelle nationale.Aujourd’hui, le Mouvement dépasse le cadre d’une campagne. Il s’affirme comme une plateforme nationale durable, appelée à nourrir l’élaboration d’un Agenda national pour les droits des filles, aligné sur les priorités du Cameroun et porté par l’engagement continu des filles elles-mêmes.« Notre avenir commence maintenant » Aissatou, Janelle, Mireille. Elles ont des prénoms différents, des histoires uniques, mais une conviction commune : leur avenir mérite d’être construit avec elles, pas pour elles. À travers le Cameroun, des milliers de filles prennent désormais la parole, occupent l’espace public et rappellent une vérité essentielle : Quand les filles mènent, le changement devient possible.En les écoutant, en les soutenant et en agissant à leurs côtés, l’UNICEF et ses partenaires réaffirment une certitude essentielle : lorsque les filles dirigent, les communautés avancent, et les nations se transforment.
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07 janvier 2026
Les moments forts de 2025 au CNUDHD-AC
2025 aura marqué un tournant pour le Centre des Nations Unies pour les Droits de l’Homme et la Démocratie en Afrique Centrale (CNUDHD-AC). De la consolidation des principes directeurs « Entreprises et droits de l’homme » à la célébration inclusive de la Journée internationale des droits de l’homme, en passant par une veille régionale proactive et un prix international pour l’innovation en santé maternelle, le CNUDHD-AC a affirmé son rôle de catalyseur des droits de l’homme en Afrique centrale. Retour sur une année riche en actions et en engagements, qui ouvre la voie à une année 2026 résolument tournée vers la justice et l’inclusion.1. Consolidation de la gouvernance « Entreprises et droits de l’homme »En 2025, le CNUDHD‑AC a franchi une étape décisive dans l’intégration des Principes directeurs des Nations Unies relatifs aux entreprises et aux droits de l’homme (PDNU). Dès avril, l’atelier de cadrage à Mbankomo a défini les secteurs prioritaires : foresterie, mines, agro-industries et grands projets d’infrastructures. Ces travaux ont abouti, en novembre, à l’atelier final qui a posé les bases d’un Plan d’Action National ambitieux. Cette démarche affirme la volonté du Cameroun de devenir un modèle régional en matière de respect des droits humains dans les activités économiques.2. Une Journée internationale des droits de l’homme inclusive et engagéeLe 10 décembre, le CNUDHD‑AC a célébré la Journée internationale des droits de l’homme sous le thème « Droits humains, nos essentiels de tous les jours ». À Batchenga, dans la région du Centre, les échanges ont rassemblé les responsables locaux, la société civile, les représentants du gouvernement et les experts du CNUDHD-AC. Anatole Souga, maire de Batchenga, a évoqué les défis fonciers et environnementaux liés aux projets de développement tandis que Nouhoum Sangaré a insisté sur la nécessité d’actions concrètes pour protéger les populations vulnérables – femmes, jeunes, pêcheurs et producteurs. À Yaoundé, les journées portes ouvertes au siège du CNUDHD‑AC ont permis aux étudiants et chercheurs de découvrir les réalités des déplacés internes à travers des documentaires et des débats constructifs. Dans la région de l’Est, une campagne de sensibilisation a mobilisé les villes de Bertoua et Abong-Mbang. Des centaines de personnes issues des communautés d’accueil et des déplacés internes de la crise dans le NOSO (Nord-Ouest et Sud-Ouest) ont visionné des documentaires sur les défis du vivre-ensemble. Ces projections ont été suivies de discussions interactives autour des « essentiels de tous les jours » pour les deux communautés, favorisant la compréhension mutuelle et la cohésion sociale.3. Une veille régionale proactiveTout au long de l’année, le CNUDHD-AC a publié un rapport périodique de veille sur la situation des droits de l’homme dans les pays de la sous-région Afrique centrale. Ce document a alerté sur les restrictions des libertés, les crises humanitaires et les violences politiques, renforçant le rôle du CNUDHD-AC comme acteur clé de prévention et d’alerte précoce au Cameroun et dans les autres pays de la sous-région. 4. Un prix pour l’innovation et le partage de pratiques en santé maternelleEn 2025, le CNUDHD‑AC s’est distingué en remportant le prix du “Best Sharing of a Practice” lors des « Intranet and Knowledge Hub Awards 2025 » du Haut-Commissariat aux droits de l’homme. Cette reconnaissance internationale consacre la mise en œuvre d’un projet novateur en matière de santé maternelle, conçu pour intégrer les droits de l’homme dans les services de santé. Grâce à ce projet, des milliers de femmes vivant dans des zones rurales ont bénéficié d’un meilleur accès aux soins prénatals et postnatals. L’initiative s’est appuyée sur deux leviers essentiels : la formation du personnel médical aux droits des patientes et la sensibilisation communautaire pour garantir un environnement respectueux et inclusif. Les résultats sont probants : réduction des risques liés à la maternité, amélioration de la qualité des soins et renforcement de l’égalité d’accès.5. Perspectives pour 2026Ces actions démontrent une dynamique affirmée : renforcer la gouvernance économique, promouvoir la dignité humaine et anticiper les crises. En 2026, le CNUDHD‑AC s’engage à consolider la mise en œuvre du Plan d’Action National, à intensifier la mobilisation communautaire et à développer des outils de suivi innovants. Plus qu’un bilan, 2025 marque un tournant vers une Afrique centrale plus juste et inclusive.
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02 janvier 2026
FAO Cameroun: Une année 2025 riche en actions et en symboles
L’année 2025 n’a pas seulement été rythmée par des projets innovants et des partenariats stratégiques; elle a aussi marqué un jalon historique: les 80 ans de la FAO et 47 ans de présence active au Cameroun. Cette commémoration mondiale a offert à la FAO Cameroun l’occasion de réaffirmer son engagement à soutenir la transformation durable des systèmes alimentaires et à renforcer la résilience des communautés rurales. Dans ce contexte, la prise de fonctions, le 1er juillet, du Dr Antonio Luís Évora Ferreira Querido comme Représentant au Cameroun a constitué un second temps fort. Sous son impulsion, l’Organisation a renforcé son orientation stratégique en misant sur la résilience climatique, la modernisation des systèmes agricoles et la sécurité alimentaire inclusive. Elle a également développé des chaînes de valeur compétitives, en cohérence avec les Objectifs de développement durable (ODD), la Stratégie nationale de développement 2020-2030 (SND30) et les «quatre améliorations» de la FAO[1].Des filières plus responsables et compétitives En 2025, la FAO Cameroun a posé des jalons décisifs vers un système alimentaire plus durable, responsable et équitable. Dans la filière cacao, la sensibilisation des producteurs aux exigences du règlement européen contre la déforestation a enclenché une transition vers des pratiques respectueuses de l’environnement et conformes aux standards internationaux. En complément, un projet novateur de cartographie des plantations basé sur l’imagerie satellitaire et l’intelligence artificielle a renforcé la traçabilité et la compétitivité du Cameroun sur les marchés mondiaux. Parallèlement, la FAO a appuyé la mise en place d’une plateforme multi-acteurs dédiée à la réforme foncière et a accompagné la révision de la politique nationale afin de sécuriser les droits, prévenir les conflits d’usage et promouvoir une gouvernance transparente au bénéfice des communautés rurales. Cette plateforme a pour mission de conduire la réforme, faciliter le dialogue et co-construire les orientations de la future politique foncière.Dans le cadre du projet FISH4ACP[2], la FAO a également consolidé des partenariats déterminants: le 6 août, les capacités du Laboratoire national vétérinaire (LANAVET) ont été renforcées en analyses sanitaires des crevettes d’exportation, en collaboration avec le Centre Pasteur du Cameroun. Cette initiative a permis d’élever les standards de qualité, de crédibiliser les certifications sanitaires, d’accroître la compétitivité de la filière crevette et de diversifier les revenus des producteurs, contribuant à une résilience économique durable. Répondre vite, bâtir durable: des actions clés pour la résilience au CamerounAu Cameroun, la FAO a démontré sa capacité à conjuguer réponse humanitaire immédiate et gestion durable des ressources naturelles. Face aux inondations dans l’Extrême-Nord, elle a renforcé la préparation dans 12 communes, distribué des kits agricoles adaptés et permis une reprise rapide des activités, illustrant une approche intégrée qui associe secours d’urgence et résilience à long terme. Le 30 juillet à Ebolowa, un atelier a réuni les acteurs de la faune et des pêches pour jeter les bases d’un cadre juridique inclusif favorisant une exploitation responsable des ressources. Cette étape a contribué à renforcer la préservation de la biodiversité tout en consolidant la sécurité alimentaire des communautés qui en dépendent. PULCCA: un modèle de résilience locale Dans la région de l’Est, la FAO Cameroun a poursuivi la mise en œuvre du Projet d’urgence de lutte contre la crise alimentaire au Cameroun (PULCCA). Ce projet a permis de promouvoir des pratiques agricoles durables et de renforcer la résilience des communautés face aux chocs climatiques, tout en préservant les écosystèmes forestiers. PULCCA illustre la capacité de la FAO à intégrer conservation de l’environnement et la sécurité alimentaire, en impliquant activement les populations locales dans la transformation des systèmes alimentaires. Cette approche participative constitue un levier essentiel pour bâtir un avenir plus sûr et plus durable.Une année tournée vers l’avenir En 2025, la FAO Cameroun a démontré sa capacité à conjuguer innovation technologique, réponse humanitaire efficace et réformes structurelles ambitieuses, tout en renforçant des partenariats stratégiques. Ces initiatives traduisent une vision claire: transformer les systèmes alimentaires du Cameroun pour les rendre plus durables, inclusifs et résilients. À l’aube de 2026, ces acquis offrent une base solide pour relever les défis à venir et garantir la sécurité alimentaire pour tous. La FAO Cameroun entend capitaliser sur ces avancées pour accélérer la transformation des systèmes alimentaires, renforcer la résilience des communautés rurales et promouvoir des solutions innovantes, notamment des technologies numériques et mécanisées adaptées aux petits producteurs, la gestion intégrée des sols, l’inclusion financière et le renforcement de la collaboration multisectorielle selon l’approche «Une seule santé» pour la préparation et la riposte face aux pandémies.
[1] Cadre stratégique FAO [2] FISH4ACP Cameroun
[1] Cadre stratégique FAO [2] FISH4ACP Cameroun
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Histoire
06 novembre 2024
Journée Mondiale de l'Alimentation : Le Gouvernement et le PAM, ensemble pour une nouvelle ère d'autosuffisance des communautés de l’Est grâce au PULCCA.
Dans la région de l'Est Cameroun, Makrita, une agricultrice de 28 ans, a longtemps été témoin des luttes de sa communauté face à la crise alimentaire. Installée non loin de Kaigama, dans une petite bourgade entourée de forêts denses et de routes impraticables dans la région de l’Est, elle a vu sa famille lutter pour survivre, confrontée à des récoltes perdues et à la pauvreté croissante.« Pendant des années, je me levais chaque matin en me demandant comment je nourrirais mes quatre enfants. Nous comptions toujours sur l'aide des autres pour vivre, sans savoir comment faire pour nous en sortir par nous-mêmes », se souvient-elle avec un soupçon de tristesse. Mais tout a changé en 2023 avec le lancement du Projet d’Urgence de Lutte Contre la Crise Alimentaire au Cameroun (PULCCA), projet du Gouvernement du Cameroun mis en œuvre par le Programme Alimentaire Mondial (PAM) et financé par la Banque Mondiale. Dès le début de son engagement dans le projet, Makrita participe aux Travaux à Haute Intensité de Main-d’œuvre (THIMO), comme les 16 722 bénéficiaires THIMO répartis dans 17 communes de la région. Ensemble, ils construisent des infrastructures vitales comme des ponceaux, des magasins de stockage et des pistes rurales avec d’autres membres de leur communauté. « Ce ponceau, c’est notre avenir. Avant, nous perdions la moitié de nos récoltes à cause des routes impraticables. Aujourd'hui, nous savons que notre travail ne sera plus perdu », témoigne-t-elle avec espoir.Unissant les communautés Le PULCCA ne se limite pas à la construction d’infrastructures ; il redonne vie aux relations sociales. Dans le cadre de ce projet, les habitants se rassemblent, partagent leurs compétences et soutiennent les plus vulnérables. Le projet aide aussi les petits agriculteurs à se regrouper dans des organisations de producteurs et encourage l'intégration des femmes réfugiées dans ces groupes. « Travailler ensemble a renforcé nos liens. Nous ne sommes plus seulement des voisins, nous formons une famille qui se soutient mutuellement », explique Makrita.Pour les populations autochtones Baka, souvent marginalisées, le PULCCA représente une inclusion précieuse. Grâce aux efforts conjoints du PAM, de partenaires coopérants locaux et des démembrements gouvernementaux, ces communautés participent activement aux projets agricoles et piscicoles. Le complexe champ-étang piscicole-pistes rurales, un projet phare du PULCCA, permet de diversifier les sources de revenus. En combinant l'agriculture et la pisciculture, les communautés produisent à la fois des cultures vivrières et du poisson, une source précieuse de protéines. « Ce projet nous permet de diversifier nos revenus tout en garantissant une meilleure nutrition pour nos enfants », ajoute Makrita.Affronter les obstaclesMalgré les progrès réalisés, le chemin vers la résilience n’est pas sans défis. Au cours des activités agricoles, Makrita et la communauté ont identifié des obstacles tels que le manque d'outils en quantité suffisante et des difficultés d'accès aux services de télécommunication pour les transferts monétaires. « Nous nous sommes parfois découragés, mais nous avons appris à nous adapter », dit-elle, déterminée. Le PAM et ses partenaires travaillent sans relâche pour surmonter ces difficultés. Des outils sont fournis et des systèmes de transferts monétaires plus adaptés sont mis en place pour les zones les plus reculées, permettant à Makrita et à sa communauté d’accéder aux ressources nécessaires. Tournés vers l’avenirAujourd'hui, avec le soutien du PULCCA, Makrita voit son village sur la voie de l'autosuffisance. Les nouvelles infrastructures et les pratiques agricoles modernisées enseignées par les équipes du ministère de l’agriculture et du développement rural, permettront à sa communauté de se connecter aux marchés et de se libérer de la dépendance à l'aide alimentaire. « Je pourrais dès la fin du projet nourrir mes enfants, et j'aspire à ce qu'ils aient un avenir meilleur », déclare-t-elle avec assurance.En cette Journée Mondiale de l'Alimentation 2024, où le monde célèbre le droit à l'alimentation comme un pilier essentiel pour une vie et un avenir meilleurs, le PAM réaffirme son engagement à rendre ce droit accessible à tous. Grâce au soutien du PULCCA, les communautés de l’Est Cameroun, un peu plus de 25 000 bénéficiaires progressent vers l'autosuffisance. En investissant dans des infrastructures durables, comme les complexes champ-étang piscicoles et les routes rurales, ces communautés renforcent leurs moyens de subsistance et réduisent leur dépendance à l’aide humanitaire. Les pratiques agricoles modernisées et l'accès facilité aux marchés favorisent un environnement où dignité et espoir permettent de bâtir un avenir plus prometteur pour chaque famille.
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Histoire
23 septembre 2024
ONU Femmes participe à la célébration la journée de la femme dans la diplomatie camerounaise 2024 a cote du MINREX
A l’occasion de la 3ème édition de la journée internationale de la femme dans la diplomatie, Mme Marie Pierre Raky CHAUPIN, la Représentante Résidente d’ONU Femmes Cameroun s’est jointe aux femmes du Ministères des relations Extérieures (MINREX) pour célébrer les actions de ces dernières dans la diplomatie camerounaise.En présence de M.Félix MBAYU, Ministre délégué auprès du ministre des Relations extérieures chargé de la Coopération avec le Commonwealth au Minrex, de la Haute-commissaire du Canada auprès de la République du Cameroun Madame Lorraine Anderson, de Son excellence Madame Marie Thérèse Abena Ondoua, Ministre de la Promotion de la Femme et de la Famille (MINPROFF), d’une multitude d’invités spéciaux et des femmes en service au MINREX, la Représentante a assisté au rappel des actions remarquables des femmes du monde et du Cameroun en particulier, mais pas que. C’est une femme aux multiples facettes qui a été décrite dans les différentes allocutions. Une femme qui « devrait être plus présente dans la diplomatie malgré les poids des traditions. Plus présente dans les instances de prise de décision et les services publiques. » d’après Mme LIMUNGA Sylvie Luna, la présidente de la Dynamique des Femmes de la Diplomatie Camerounaise des femmes. « Une femme confrontée à de nombreux défis et à des normes sociales négatives et les discriminations qui constituent des handicaps de taille pour son intégration et son maintien dans la sphère de la diplomatie. En plus des défis liés à sa scolarisation et ses études supérieures, elle est celle qui doit se sacrifier la plupart du temps pour adapter sa carrière professionnelle à ses obligations familiales. » pour la Représentante Résidente d’ONU Femmes. Mais pour M. Felix Mbayu tout n’est pas perdu car pour continuer de gagner en considération, « le principal atout des femmes diplomates est de savoir combiner douceur et fermeté. Ce couteau à double tranchant fait qu’elles jouissent d’une marge de manœuvre dont les hommes ne disposent pas et savent mettre ses atouts à profit lors des négociations internationales difficiles et souvent délicates. La place de la femme dans la diplomatie camerounaise se fait de plus en plus remarquer au regard de sa position aussi bien dans les services centraux que dans les services extérieurs. On s’achemine lentement mais surement vers la parité hommes –femmes. »A l’unanimité lors de leur prise de parole, les personnalités tout en remerciant les collègues hommes et conjoints des femmes diplomates pour le soutien quotidien qu’ils apportent à leur collègues femmes ont tenu à les interpeller dans leur rôle d’accompagnateurs et de soutien dans l’exercice de fonction de leur conjoint car il y va de l’intérêt de la nation toute entière. Aux femmes de la diplomatie, il leur a été demandé d’être concentrées à devenir la meilleure version d’elles-mêmes pour que les gens en les voyant se voient à travers elles non seulement tels qu’ils sont actuellement mais aussi tel qu’ils sont destinés à devenir. Une meilleure représentativité des femmes dans la diplomatie camerounaise est un atout pour le renforcement de l’image de marque du Cameroun. Ces dames doivent « être conscientes que seul doit être privilégier le professionnalisme, le sérieux et le culte de l’effort. » La prise en compte des problématiques de genre notamment l’implication des femmes dans les hautes sphères de décision nationale et internationale ainsi que l’amélioration du statut et des positions des femmes dans l’exercice de leur fonction reste une urgence pour la diplomatie camerounaise.Une visite des stands d’auteures d’ouvrages en rapport avec la diplomatie et une exposition des femmes dans la diplomatie sont venues clôturer cette édition.
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Communiqué de presse
25 septembre 2023
Le Secrétaire général s'est entretenu aujourd'hui avec S.E.M. Lejeune Mbella Mbella, Ministre des Relations Extérieures de la République du Cameroun.
Ils ont discuté de la situation au Cameroun, y compris dans les régions du Nord-Ouest, du Sud-Ouest et de l’Extrême-Nord. Ils ont également discuté des conséquences globales de la guerre en Ukraine ainsi que de la nécessité de réformer l’architecture financière internationale. Le Secrétaire général a réitéré l'engagement des Nations Unies à soutenir le Cameroun.
New York, le 25 septembre 2023
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Communiqué de presse
30 octobre 2020
Une policière camerounaise reconnue par Les Nations unies pour son travail dans le maintien de la paix
La Commissaire Rebecca Nnanga, du Cameroun, a été sélectionnée comme l'une des gagnantes de la deuxième place pour le prix de la femme policière de l'année 2020 des Nations unies pour ses services exemplaires au sein de la Mission intégrée multidimensionnelle de stabilisation des Nations unies en République centrafricaine (MINUSCA).
"Par ses paroles et ses actions, l'officier de police des Nations unies Rebecca Nnanga illustre le meilleur de la police des Nations unies", a déclaré le secrétaire général adjoint aux opérations de paix Jean-Pierre Lacroix.
Sur les quelque 1,400 femmes policière déployées dans le cadre des opérations de maintien de la paix des Nations unies, vingt-un (21) ont été nominées pour ce prestigieux prix. L'inspecteur en chef zambien Doreen Malambo, qui sert au sein de la mission des Nations unies au Sud-Soudan (UNMISS), recevra le prix le plus prestigieux lors d'une cérémonie virtuelle présidée par M. Lacroix le mardi 3 novembre. La commissaire en chef Ugorji du Nigeria, qui sert avec la Mission intégrée multidimensionnelle de stabilisation des Nations Unies au Mali (MINUSMA), a été choisi comme l'autre second.
Le conseiller de police des Nations Unies Luis Carrilho, le "top cop" des Nations Unies, a félicité le commissaire Nnanga pour sa sélection en tant que second et a déclaré “Nous félicitons l'officier de police des Nations unies de la MINUSCA, Rebecca Nnanga, pour ses efforts inlassables en vue d'augmenter le recrutement de femmes policières, en réalisant un quart des nouvelles recrues en soutien aux forces de sécurité intérieure de la République centrafricaine. Rebecca donne l'exemple et est un formidable modèle pour les femmes et les hommes de la police et des communautés que nous servons".
La Commissaire Nnanga a été déployé à la MINUSCA en 2018 et est actuellement chef de la cellule de recrutement de la mission. Dans ce rôle, elle a soutenu le recrutement de 1,000 personnes pour les forces de sécurité intérieure de la République centrafricaine au cours des dernières années et a augmenté le nombre et le pourcentage de femmes incluses. Son soutien à la police de proximité a conduit à des améliorations mesurables de la sécurité dans les communautés locales. Elle s'est également efforcée de fournir une assistance aux personnes vulnérables, notamment les survivants de violences sexuelles et sexistes, et de donner aux femmes locales la possibilité d'acquérir de nouvelles compétences professionnelles. La commissaire Nnanga a été félicitée pour ses capacités de gestion exceptionnelles et pour son travail visant à assurer une bonne conduite et une bonne discipline parmi le personnel de la police des Nations unies.
La commissaire Nnanga a rejoint la police camerounaise en 2001 et a participé à des missions au niveau du personnel et à la coordination de la formation. Elle possède une vaste expérience en tant qu'officier de police des Nations unies, ayant déjà participé à des opérations de maintien de la paix des Nations unies en Haïti (2011-2014) et en République centrafricaine (2015-2016).
Le prix de la policière de l'année des Nations Unies a été créé en 2011 pour reconnaître les contributions exceptionnelles des femmes policières aux opérations de maintien de la paix des Nations Unies et pour promouvoir l'autonomisation des femmes. Ce prix revêt une importance encore plus grande cette année, en raison du 20e anniversaire de la résolution 1325 du Conseil de sécurité sur les femmes, la paix et la sécurité.
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Communiqué de presse
03 juillet 2020
Troisième session du Dialogue #ONU75 au Cameroun
Le Système des Nations Unies en partenariat avec l’association Cameroon Women’s Peace Movement (CAWOPEM), a organisé par visioconférence, la troisième session du Dialogue #ONU75 au Cameroun. Le thème débattu était« Les femmes sur la manette: les effets combinés de la pandémie de Covid-19 et des conflits armés sur les femmes au Cameroun. Quelle perspective ? ».
Plus d’une trentaine de participants, comprenant les hommes et les femmes, y compris les jeunes, ont abordé le sujet en deux temps forts. Le premier temps était une séance d’écoute des Nations Unies. Elle était présidée par Siti Batoul Oussein, Représentante Résidente de UNFPA et en sa qualité de Coordinatrice Résidente et Coordinatrice Humanitaire des Nations Unies par intérim au Cameroun. Cette séance a permis de recueillir les avis du peuple sur l’avenir du monde et le rôle qu’ils souhaitent voir les Nations Unies jouer pour les vingt-cinq prochaines années. Si les perspectives dessinées sont perçues comme prometteuses, les participants s’accordent sur le fait que leur concrétisation nécessite plus d’engagement en faveur de la paix, du dialogue et de la protection des droits humains y compris la sauvegarde de la dignité humaine et l’accès de tous aux services sociaux essentiels. Ils ont aussi exprimé le vœu d’une plus forte coopération entre les Nations Unies et l’Union Africaine et leur décentralisation au niveau des pôles régionaux et sous-régionaux existants.
Le deuxième temps fort des échanges était un panel de discussion. Ce panel était présidé par Nicoline Nwenush Tumasang, membre du directoire de CAWOPEM. Les panelistes ont relevé que les conflits armés en cours au Cameroun, depuis l'extrémisme violent de Boko Haram en 2014 jusqu’à la crise socio-politique dans les deux régions anglophones en 2016, exposent les femmes et les filles et les rendent plus vulnérables qu’avant. Cette situation s’est exacerbée avec l’irruption en mars 2020 de la pandémie de COVID-19.
Ces crises en cascade ont rendu presqu’à néant les progrès réalisés jusqu’ici par les femmes et les filles camerounaises dans les domaines de la mise en œuvre du Programme d’action du Caire, du Programme d'action de Pékin, de la résolution 1325 du Conseil de sécurité des Nations Unies sur les femmes, la paix et sécurité, de la Convention sur l'élimination de toutes les formes de discrimination à l'égard des femmes (CEDAW), des Objectifs de Développement Durable (ODD), de l’Agenda 2063 de l'Union Africaine et tous les autres engagements pris par la communauté internationale et auxquels le Cameroun a souscrit pour promouvoir l'égalité du genre et l’autonomisation des femmes.
Affectées de façon disproportionnée les femmes et les filles associées aux hommes qui partagent la cause d’égalité du genre examinent les répercussions multidimensionnelles de ces crises sur les droits et le bien-être de la femme. Ensemble, ils associent leur voix et proposent leurs idées sur la marche du monde et le rôle clé qu’ils espèrent voir les Nations Unies jouer pour le bien de l’humanité toute entière. La CAWOPEM a plaidé pour que le rôle et la perspective des femmes dans la résolution des crises, la promotion de la paix et la lutte contre la pauvreté soient pris en compte maintenant et au cours des vingt-cinq années à avenir.
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Communiqué de presse
19 juin 2020
Déclaration conjointe par la Coordinatrice Résident des Nations Unies, le UNFPA et ONU Femmes à l'occasion de la Journée internationale pour l'élimination de la violence sexuelle en temps de conflit
Yaoundé, le 19 juin 2020
En 2015, l'Assemblée générale des Nations unies a déclaré le 19 juin Journée internationale pour l'élimination de la violence sexuelle en temps de conflit afin de sensibiliser à la nécessité de mettre fin à la violence sexuelle liée aux conflits et d'honorer les victimes/survivantes. En ce cinquième anniversaire de cette commémoration, nous souhaitons amplifier le message de solidarité du Secrétaire général des Nations Unies envers les victimes et les survivants, son appel à mettre fin à la violence sexuelle et à toutes les formes de violence sexiste et à instaurer un cessez-le-feu mondial inconditionnel pour soutenir la lutte contre la pandémie COVID-19.
Les femmes et les filles sont touchées de manière disproportionnée par la violence sexuelle. Dans les conflits du monde entier, le viol est utilisé comme une arme pour détruire la vie des femmes et des filles, pour saper le bien-être et le rétablissement de communautés entières. La peur et la stigmatisation qui entourent la pandémie COVID19 limitent encore davantage l'accès des femmes et des filles aux services sociaux de base tels que la santé, l'éducation et l'aide humanitaire, ce qui les expose encore davantage au risque de violence sexuelle.
Selon des données récentes, 15 % des survivants de la violence base sur le genre enregistrés dans le Grand Nord ont subi des violences sexuelles, y compris des viols. Ce chiffre monte à 33% dans les régions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest. Seuls 5 % de ces survivants ont recours à l'aide juridique pour obtenir justice et réparation.
Nous devons mettre fin aux viols dès maintenant. Nous devons rompre le cercle vicieux de la terreur, de la pauvreté et de l'impunité qui permet la violence sexuelle dans les conflits. Aujourd'hui, nous demandons au gouvernement du Cameroun, avec le soutien de ses partenaires, de renforcer les stratégies visant à éradiquer la violence contre les femmes et les filles dans les conflits armés et de faciliter l'accès universel aux soins et aux services de santé sexuelle et reproductive; de veiller à ce que les tribunaux locaux et nationaux soutiennent les enquêtes et les poursuites en matière de violence sexuelle et garantissent la pleine responsabilité des auteurs des violences; et de renforcer les programmes visant à aider les victimes/survivantes et leurs familles à reconstruire leur vie et leurs moyens de subsistance.
Les Nations Unies au Cameroun sont pleinement engagées à travailler au côté du Gouvernement pour mieux protéger les femmes et les filles et aider les survivantes de violences sexuelles à reconstruire leur vie. Mettre fin aux violences basées sur le genre y compris les violences sexuelles en situation de conflit fait partie des trois résultats transformateurs du Fonds des Nations Unies pour la Population (UNFPA). En plus, UNFPA se rassure que les systèmes de référence soient fonctionnels pour garantir aux survivantes l’accès aux services de santé sexuelle et reproductive, aux espaces sûrs pour leur protection et à l’aide psycho-sociale en vue de reconstruire leurs vies. L’Entité des Nations Unies pour l’Egalite des Sexes et l’Autonomisation des Femmes ONU-FEMMES offre des services holistiques de protection aux femmes et filles à risque de violences sexuelles en situation de conflit. ONU Femmes assure aussi que les survivantes de ces types de violence bénéficient de la réparation, de l’autonomisation et d’un accompagnement judiciaire adéquats.
Hind Jalal
Représentante Pays a.i.
ONU-FEMMES Cameroun
Siti Batoul Oussein Représentante Résidente
UNFPA au Cameroun
Allegra Maria Del Pilar Baiocchi
Coordinatrice Résidente du Nations Unies et Coordinatrice Humanitaire au Cameroun
Pour plus d ’information, veuillez contacter:
Jean NJITA, UN Cameroun, watard@un.org
Mbea MBEA, UNFPA, mmbea@unfpa.org
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Communiqué de presse
12 décembre 2018
« Mission MAPS » pour la mise en oeuvre de l'Agenda 2030 et les objectifs de développement durable
Une mission des Nations Unies était au Cameroun du 3 au 7 décembre 2018 dans le cadre du processus de mise en œuvre des Objectifs de développement durable (ODD) au Cameroun.
Sous le leadership du Ministère de l’économie, de la planification et de l’aménagement du territoire (MINEPAT), l’objectif de la mission est d’accompagner le Gouvernement du Cameroun dans l’identification et la priorisation des cibles pour accélérer la croissance économique, inclusive et soutenable pour son inclusion dans les politiques publiques.
Pendant son séjour, la mission MAPS (Mainstreaming, Acceleration, Policy Support) a rencontré le Premier Ministre, Chef du gouvernement, le Ministre Délégué auprès du MINEPAT. Elle a également mené des consultations avec les ministères sectoriels, des représentants de la société civile, du secteur privé et les partenaires de développement.
« Les ODD sont une priorité pour le Cameroun » a relevé M. Philémon Yang, Premier Ministre à la mission MAPS.
Il a par la suite réitéré l’engagement du Gouvernement du Cameroun, à mettre en œuvre les ODD et à atteindre les cibles prioritaires pour le pays.
Le Ministre Délégué auprès du MINEPAT a quant-à-lui souligné l’importance d’intégrer les ODD dans le document de la deuxième phase de la Vision 2035 du Cameroun en cours d’élaboration.
Des réflexions ont également été menées pour l’établissement d’un mécanisme de coordination représentatif de tous les acteurs de la société camerounaise pour la mise en œuvre et le suivi des ODD, et une feuille de route a été établie en vue de permettre au Cameroun de continuer sa réflexion vers la contextualisation et la mise en œuvre effective des politique publiques.
« Le processus d’intégration des ODDs se fera en accord avec le principe fondamental de ne laisser personne de côté, pour prioriser l’inclusion des populations les plus vulnérables », a relevé Mme Allegra Baiocchi, Coordonnateur Résident du système des Nations Unies au Cameroun. Et leur réalisation requiert l’engagement de tous les acteurs : le Gouvernement, la société civile, le secteur privé a-t-elle rajouté.
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